Grades en Ju-jutsu

Un peu d’histoire sur les grades et ceintures:

Les grades dans les arts martiaux japonais

La fin du 19ème siècle marque la fin de la suprématie des samouraïs et le Japon s’ouvrit au monde occidental.

La Dai Nippon Butokukai (association des vertus martiales du grand Japon), célèbre organisation paramilitaire ultra nationaliste japonaise, est créée en 1895 dans le but de sauvegarder les arts anciens et de promouvoir les arts modernes. Elle était constituée d’anciens samouraïs, tous maîtres de haut niveau ; sa fonction était de reconnaître les Budo et les Ryu authentiques. En 1899, près du sanctuaire Heian de Kyoko fut créée le Dai Nippon Butokuden, temple des arts martiaux du grand Japon, qui devient le quartier général et le Dojo de la Butokukai .

En 1902, cette organisation mit au point un système de reconnaissance se basant sur l’ancien système deMenkyo. Ce système composé de 3 titres de maîtrise et d’une équivalence de Dan se retrouve encore de nos jours : Seirensho qui deviendra Renshi à partir de 1928 (5-6ème Dan). Kyoshi qui a été appelé pendant quelques temps Tashi (7-8ème Dan) et Hanshi (9-10ème Dan). A titre d’information, le Karaté fut rejeté en 1917 et 1922 de la Butokukai mais en 1935, maître Kano utilisa son influence pour qu’il soit reconnu comme technique d’atémi du Judo Kodokan. En 1939 le maître Funakoshi reçut de la Butokukai le titre de Renshi ainsi que Kenwa Mabuni, fondateur du Karaté Shito Ryu. Hironori Otsuka Fondateur du Karaté Wado Ryu reçut, quant à lui, le titre de Renshi en 1938 et le titre de Kyoshi en 1942 et Chojun Miyagifondateur du Karaté Goju Ryu reçut le titre de Kyoshi en 1935. Cette association fut dissoute en 1945 par le général Mac Arthur, après la capitulation du Japon. Mais quelques dojos traditionnels accueillirent dans le plus grand secret les anciens membres de la Butokukai.

L’ancien système japonais de graduation Menkyo, certificat de transmission, quant à lui date du 16ème siècle environ ; il était utilisé dans différentes écoles traditionnelles d’arts martiaux. Ce système de Menkyo était composé de plus ou moins 5 certificats comme Menkyo Shoden, Menkyo Chuden, Menkyo Okuden. Mais ce système de Menkyo se retrouve aussi dans des écoles qui ne sont pas martiales comme par exemple dans le Reiki-Ho, méthode de soins basé sur le Ki (énergie) mise au point par maître Usui. Son système de Menkyo se compose ainsi : Shoden, enseignement préliminaire, Okuden, entraînement approfondi et Shinpiden, enseignement secret.

Cet ancien système de transmission n’est pas oublié et il est encore utilisé de nos jours au Japon mais aussi dans les pays occidentaux, soit seul dans des écoles traditionnelles, soit conjointement avec le système Kyu/Dan dans des styles plus récents.

Le système de Menkyo était donc utilisé durant la période féodale et comme celui-ci n’était pas unifié chaque Ryu avait son propre système de Menkyo avec des noms différents, ses propres critères d’évaluation avec parfois 3 niveaux, parfois 5 niveaux, voire plus, ; d’autres n’avaient pas de grade du tout ou reconnaissaient simplement étudiant, enseignant. Le terme Menkyo signifie permission, certificat, sanction (Men de Manuka être libéré ; Kyo autorisé). Le Menkyo se présentait et se présente encore parfois sous la forme de rouleau où sont inscrites différentes informations concernant celui qui le reçoit, comme par exemple son nom, son niveau, les techniques apprises, la durée de la formation, date, lieu, etc. Il était réalisé par la main du maître ou par un disciple particulièrement doué en calligraphie ; par exemple dans l’école d’Aiki-Jujustu de maître Takeda, la Daito-Ryu, celui qui rédigeait les Menkyo n’était pas Sokaku mais son disciple Ryuho Okuyama, fondateur de l’Hakko-Ryu.
Le Menkyo Kaiden, quelle que soit l’école, était le titre suprême, le maître n’en délivrait que 2 ou 3 durant sa vie. Ce titre mettait le disciple au niveau du maître et signifiait que celui-ci avait tout reçu de son maître et qu’il était autorisé s’il le souhaitait à ouvrir sa propre école voire son propre style ou une branche de l’école.
Après ce certificat, le maître pouvait aussi le recommander à un nouveau maître pour que l’élève puisse parfaire sa connaissance et s’améliorer encore.

Ce qui était de la part du maître la preuve d’une grande humilité et d’une grande ouverture d’esprit par rapport aux autres styles, aux autres maîtres… Ce qui nous enseigne que même avec un haut niveau et le titre de maître on peut se perfectionner, approfondir, échanger ses connaissances avec d’autres maîtres, ce qui n’a rien de rabaissant bien au contraire, et c’est ce qui manque malheureusement de nos jours à certains pratiquants.

Le système de Dan est donc très différent du système Menkyo surtout de nos jours mais ils peuvent être complémentaires car il ne faut pas tomber dans le piège de croire que les Dan n’ont pas de valeur ou qu’ils sont moins humbles que les Menkyo ou que les Menkyo sont dépassés par rapport aux Dan. Le grade, titre, quel qu’il soit, peut-être à la fois la meilleure et la pire chose. Mais il ne faut pas les confondre car à notre époque les conditions pour l’attribution des Dan sont très différentes de celles des Menkyo .

Les critères de sélection et les différents tests utilisés dans le système traditionnel sont très particuliers et peuvent choquer certaines personnes ; les élèves étaient filtrés et seuls ceux qui se montraient dignes étaient initiés aux différents niveaux. Si dans certaines écoles Soto Deshi désignent les élèves extérieurs non résidants au Dojo et Uchi Deshi les élèves vivant au Dojo, ils peuvent aussi désigner les élèves qui ne sont initiés qu’au niveau extérieur et les élèves initiés aux principes profonds cachés internes, les futurs maîtres.

Dans le système Menkyo on peut parfois attendre 10 voire 20 ans avant d’avoir le titre supérieur. Ils sont une attestation d’initiation de niveau lorsqu’on atteint un degré de perfectionnement physique et mental irréversible comme le vélo par exemple ! Contrairement aux Dan où l’on obtient un degré supérieur même si on a perdu l’efficacité d’autrefois. Le Menkyo décerné au disciple exprimait aussi le degré de confiance que donnait le maître, reconnaissance qui offrait au disciple la possibilité d’être initié au niveau supérieur puis progressivement au secret de l’école. Le Menkyo est véritablement un gage de confiance et de moralité. L’élève était jugé sur plusieurs années tant sur le plan technique que sur son comportement, plusieurs épreuves bien particulières dont on ne peut pas parler ici permettaient au maître de connaître parfaitement son élève et ce sur tout les plans ! Dans certaines écoles traditionnelles très fermées où il n’existe que le système Menkyo, on part du principe qu’il est mal venu de montrer son niveau avec des ceintures de différentes couleurs, le pratiquant doit montrer son niveau par son comportement non pas par une ceinture, un vêtement et idem pour le maître, les assistants, etc.
Une école traditionnelle peut compter une dizaine de pratiquants et c’est déjà beaucoup, la centaine étant le grand maximum sachant que sur ce nombre seuls quelques uns seront initiés au savoir véritable Ura-Gei et deviendront de véritables Deshi (disciples). Les autres ne bénéficieront que de l’art martial de surface Omote-Gei . Ce terme de disciple est véritablement important et il n’est pas décerné à tous et à n’importe qui car il engage une véritable relation durable et loyale entre le maître et ce disciple, relation de confiance les deux ayant une responsabilité l’un envers l’autre !

C’est très occidental de croire que quantité rime avec qualité. De nos jours au Japon, il existe encore environ 1000 Ryu traditionnelles dont certaines sont totalement inconnues des pratiquants « modernes » et qui utilisent exclusivement le système Menkyo et le principe de sélection. Dans les Dojo traditionnels mais aussi modernes, logiquement les supérieurs doivent aider les inférieurs et les inférieurs, quant à eux, assistent les supérieurs. LeSenseï peut ainsi juger ses élèves sur leur progression par rapport à leur façon de se comporter avec les supérieurs ou les inférieurs selon le cas. Le(s)sempaï peut selon les instructions du Senseï réprimander sérieusement et souvent les Kohaï soit pour épurer le Dojo soit pour leur permettre une progression. On remarque dans ce genre d’épreuves que rares sont ceux qui sont prêts à être « secoués » surtout s’ils ne sont pas au courant de l’épreuve ; curieusement on pense obligatoirement que l’on teste la patience et la résistance alors qu’il a bien d’autres choses. Mais attention il peut arriver que ce soit en vérité le(s) sempaï qui soit testé(s). De nos jours en Occident, il peut être très difficile aux différents Senseï d’agir selon ces principes traditionnels et ils ne sont pas à blâmer car les cotisations sont souvent un moyen d’existence pour certains, de plus les élèves réagiraient très mal, seraient écœurés et quitteraient le Dojo en colère en traitant certainement le Senseï de malade, mégalo, ou autres noms alors que c’est pour leur bien, pour leur progression, pour le Dojo et pour que le Senseï ne perde pas son temps avec des esprits trop soucieux de leurs ego.

De nos jours en Occident les candidats à un Kyu jusqu’au 1er Kyu (ceinture marron) doivent passer un examen pratique devant leur professeur. Ensuite, particulièrement en France où le terme Dan est protégé et régi par des textes de loi et après 3 années de licence minimum et avec logiquement l’autorisation de leur Senseï , ce sont les fédérations délégataires (sport) qui délivrent les Dan. Cette forme de protection nationale permet de protéger de certaines choses et de certains débordements et permet ainsi de garantir un minimum de sérieux sur l’enseignement dispensé dans les Dojo. Mais le fait de délivrer des grades à des inconnus n’ayant pas eu à juger l’élève durant toute sa progression mais juste sur quelques minutes avec quelques gestes techniques peut paraître déraisonnable aux yeux des pratiquants traditionnels ou d‘autres pays. Ce Dan si longtemps convoité, peut vite devenir si l’on ne fait pas attention un simple attribut décoratif gonflant l’ego et permettant d’attirer la clientèle. Le système de graduation qu’il soit du type Menkyo ou du type Dan doit permettre à l’élève qui le reçoit de comprendre et de voir où il se trouve dans son évolution martiale mais aussi propre à son style et cette évolution doit être autant technique, physique que mentale.
La pratique d’un art martial ne détermine pas une simple attitude physique ; le mental est aussi une partie importante et sûrement la plus importante mais aussi la plus difficile car être mis face à ses propres défauts, à son ego peut-être particulièrement vexant, voire déconcertant ! Certains pratiquants, pas tous heureusement, toutes pratiques et pays confondus, sont avides de progression, ce qui est normal, mais aussi de grades et de reconnaissance, et accéder à un maximum de Dan en un minimum de temps et avec un minimum d’effort, devient une véritable fixation et le seul but à atteindre. Mais il est évident et tout à fait normal qu’un pratiquant doit pouvoir se situer sur cette échelle de niveau. Un titre quel qu’il soit est très personnel, doit être mérité et c’est à chacun de savoir quelle valeur lui donner. De nos jours, certains préfèreront avoir un Dan délivré par une fédération reconnue par tel ministère ou telle organisation selon des critères physiques et techniques précis plutôt que par leur Senseï qu’ils quittent une fois la ceinture noire obtenue. D’autres au contraire préfèreront recevoir le grade par leur maître qu’ils ont suivi durant des années et avec qui ils ont liés des liens irréversibles. Dans les Dojo traditionnels, le Menkyo ou le Dan est remis lors d’une cérémonie spéciale et dans certains d’entre eux, c’est le maître de l’école, lui-même, qui noue la nouvelle ceinture à son disciple. Ce geste symbolique est une marque de respect et d‘humilité du maître envers son disciple pour tout le travail accompli.

En parallèle des Menkyo ou des Dan, il existait et il existe toujours différents titres Shogo qui sont décernés et utilisés en complément pour permettre de connaître le statut du pratiquant au sein de l’école. Actuellement, ces différents titres qui sont pour certains traditionnels et pour d’autres plus récents sont parfois attribués en parallèle des Dan par le maître de l’école. Ces différents titres de maîtrise doivent en un seul mot suffirent à montrer la vrai valeur de la personne détentrice de ce titre et tout le travail accompli. Ils peuvent être par cela un pesant fardeau car son détenteur doit assumer ce titre au quotidien et s’en montrer digne. Mais il faut rester vigilant car les titres comme les Dan ou les Menkyo ont un pouvoir particulièrement puissants sur l’esprit humain autant sur celui qui possède le grade que sur celui des autres et c’est pour cette raison qu’ils peuvent être la meilleure et la pire des choses dans la « voie » d’un pratiquant, un véritable « piège d’illusion ». Le titre, aussi ronflant soit-il, doit nous permettre d’évoluer dans le bon sens, c’est à dire vers le haut, vers le positif.

Les titres les plus courants décernés autant en Occident qu’au Japon sont :
– Senseï : professeur, personne que l’on respecte et qui détient une connaissance, un savoir. « Celui qui est né avant ». Au Japon, bien souvent, les gens appellent leur médecin Sensei.
– O Senseï : grand professeur.
– Waka Senseï : petit professeur, futur héritier.
– Doshu ou Doshi : représentant du Soke, gardien de la voie.
– Monji : disciple.
– Deshi : disciple.
– Soto Deshi : disciple extérieur.
– Uchi Deshi : disciple interne.
– Kagé Deshi : disciple « caché » de l’école.
– Renshi : maîtrise extérieure, chercheur qui commence à s’éveiller.
– Kyoshi : maîtrise intérieure, grande connaissance de l’art
– Hanshi : maîtrise intérieure et extérieure unifiée, une référence, un exemple à suivre.
– Ryu Sha : pratiquant de l’école, élève.
– Hombu-Cho : maître principal, responsable du Dojo Principal (Hombu-Dojo).
– Dojo-Cho : responsable du Dojo.
– Shibucho : responsable d’une section locale ou nationale d’une organisation internationale, le représentant officiel de la dite organisation.
– Kancho : directeur technique.
– Kaicho : président.
– Shidoshi-Ho : instructeur débutant.
– Shidoshi : instructeur.
– Shidoshi-In : instructeur.
– Shihan : maître « modèle ».
– Shihan-Kaku : assistant du maître.
– Dai-Shihan : grand maître.
– Kage-Shihan : maître de l’ombre.
– Meijin : grand homme accompli.
– Kohaï : jeune.
– Sempaï : ancien par rapport au Kohaï .
– Tashi : expert.
– Tenshi : maître céleste.
– Soke ou Shosei ou Shodaï : fondateur, héritier, chef de famille, de l’école.
– Shike ou Nidaï-Soke : héritier.

Il est traditionnel, quel que soit le pays, d’encadrer et d’accrocher ses titres, ses grades, etc. Non pas pour étaler son ego, son savoir mais pour se « souvenir », se rappeler à l’ordre de la responsabilité que l’on a par rapport à ce titre, à ce grade, à son maître, à son école, à ses élèves. C’est ce qui fait la différence entre l’art martial et le sport  !

Le premier Menkyo décerné, tout comme le premier Dan, désigne le pratiquant encore comme un débutant, certes avancé ayant atteint une maturité mais un débutant tout de même, il marque le début du travail véritable et non la fin. On pourrait comparer le 1er Dan et le 1er Menkyo au brevet des collèges, jusqu’à ce niveau, ce ne sont que les bases qui sont enseignées dans un art martial quel qu’il soit, il représente une porte d’entrée à de nouvelles connaissances. Le grade doit tout au long de la progression avoir une valeur émotionnelle mais il faut savoir rester humble et savoir se remettre en question s’il le faut. Le Senseï, lui aussi, doit être capable de transmettre tout en continuant d’apprendre, tout en se perfectionnant dans son art, car l’art martial c’est pour toute la vie !

 

Contrairement à ce que beaucoup ignore, se sont les orientaux qui ont créé les grades de couleurs. Tous les arts martiaux orientaux comportent donc tous une échelle dite de grades établissant une hiérarchie des pratiquants. Les grades traduisent les différentes étapes dans la progression des pratiquants. En Ju-jutsu, art martial non compétitif, (contrairement au Judo et au Karaté) les grades sont donc le reflet des pratiquants de la maîtrise de leur art.Les grades sont répartis en deux catégories :

  • – Les « Kyu », qui correspondent aux étapes avant les « Dan »                                                                                        
  • – Les « Dan », à partir de la ceinture noire qui préparent à la maîtrise.

Les « Kyus » Dans les « Ryu »(écoles anciennes), ils sont au nombre de neuf et ne font l’objet d’aucun signes distinctifs. En Occident par contre, la plupart des écoles et structures ont adopté le système du Judo : Six kyus, avec les ceintures de couleur correspondantes. Ces étapes sont en relation et décernées avec l’apprentissage des techniques de base avec un temps minimum de pratique :

Grades enfants :

Couleur de la ceinture
Temps minimal par rapport au grade précédent
Blanche
4 mois
Jaune
5 mois
Orange
6 mois
Verte
8 mois
Bleue
10 mois
Rouge
10 mois
Marron
1 an

Grades adultes :

Kyu
Couleur de la ceinture
Temps minimal par rapport au grade précédent
Blanche
4 à 6 mois
Blanche 1 Kyu (jaune)
6 à 8 mois
Blanche 2 Kyu (orange)
6 à 8 mois
Blanche 3 Kyu (verte)
8 à 10 mois
2° Kyu (Bleue)
10 mois à 1 an
1° Kyu (Marron)
10 mois à 1 an

De ce fait, afin de donner un ordre d’idée sur le temps minimum de travail, on estime que 300 heures de pratique en moyenne (avec un minimum de 250 heures) sont nécessaires pour l’obtention de la ceinture noire 1°dan. 300 heures équivalent à un entraînement de cinq années scolaires à raison de 2 heures semaines ( avec 3 heures de spécialisation appelé Yudan sha à partir du 2° kyu).

« Mieux vaut un entraînement journalier de 10 minutes, qu’une leçon de 10 heures une fois par mois. »

Les « Dans »Ils correspondent au stade à partir duquel la maîtrise est effective. Ils sont obtenus sur base d’un ensemble d’épreuves dont la nature de la difficulté vont croissant en fonction du niveau :

– Kata correspondant au niveau de grade – Variantes selon les principes du kata – Techniques de défense suivant un programme imposé ( saisies diverses, attaques diverses, balayages, projections, clés…) – Travail personnel (Tokui-waza) – Combat (Ran dori, Kagari geiko) – Tokui-waza (techniques personnelles, favorites)

Tableau des grades « Dan » :

Titre
Grade
Couleur de la ceinture
Temps minimal par rapport au grade précédent
Shodan
1°Dan
Noire
1 an
Nidan
2°Dan
Noire
2 ans
Sandan
3°Dan
Noire
3 ans
Yondan
4°Dan
Noire
4 ans
Godan
5°Dan
Noire
5 ans
Shihan
5°Dan
violette (en aiki Hakko Ju jutsu)

La composition et système des grades et titres Menkyo :
Menkyo Shoden : niveau débutant, enseignement préliminaire.

Menkyo Chuden : niveau moyen.

Menkyo Okuden : niveau avancé, entrainement approfondi. Les techniques okuden étaient
en générale enseignées uniquement aux élèves internes (Uchi deshi).

Menkyo Kaiden : niveau supérieur

Menkyo Kaiden Sandaî-Kichu

Doshu : est un titre remis par le Soke en tant que représentant du Soke (ce titre n’a aucune valeur de « Dan » et n’est pas non                      plus un titre supérieure au Sandaï-Kichu

Nidaï-Soke : est un titre reçu en héritage par testament après la mort du Soke , en tant qu’ héritié de la méthode du Soke

Soke, shodaï : est le plus haut titre en Art martiaux: est le titre reçu en tant que fondateur de la méthode

Le tableau ci-dessus n’est qu’à titre indicatif. Après le titre de « Shihan » (jusqu’en 2002 où il fallait impérativement aller au japon pour obtenir ce titre), il est également possible d’obtenir un titre supplémentaire comme « Kaiden »qui correspond pour certaine école au 6°dan, le titre de Sandaï-Kishu (7 à 8°dan)  (titre remis selon les écoles anciennes) mais qui hélas certains s’octroient les titres cités ci-avant d’une façon trop laxiste… (ce qui est totalement impromptu et devrait attirer l’attention de chacun quant au sérieux dans de tel Dojo).

Quoiqu’il en soit la remise d’un grade kyu ou Dan reste à l’appréciation de la commission des grades de la fédération qu’elle soit régionale, nationale voir internationale.Néanmoins, on peut toujours s’interroger sur l’aspect artificiel et relatif qu’il existe derrière la marque de jugement de valeur qu’un individu décerne à un autre avec le grade. Peut-on vraiment inscrire ce type de rapport sur ce qui porte le nom d’école ? En l’occurrence, bien d’autre valeur doivent s’inscrire dans l’enseignement que cette seule progression d’un grade à un autre si l’on veut que les Arts martiaux constituent une réelle « Voie » de développement personnel et, c’est ici que la qualité de l’enseignement, du guide, du Maître est déterminante, davantage que le détail technique ou le nom que l’on aura donné à son école ou de l’art martial lui-même.

« La valeur des grades n’est pas uniquement distribuée en rapport d’un nombre de prises ou d’un programme immuable, mais surtout par l’action de chaque pratiquant basée sur l’efficacité et l’esprit avec lequel le ju-jutsu et l’Aiki ju-jutsu sont pratiqués.  »