Historique

Retrouver l’historique de la discipline : les codes et les coutumes des arts-martiaux…  Un art de vivre par sa richesse et le respect du corps et de l’adversaire.

EN BREF :

On pourrait écrire tout un livre sur l’histoire des arts martiaux et plus particulièrement sur les diverses formes ou styles de Ju-jutsu. Je ne veux donc pas ici vous écrire un roman mais juste vous rappeler ou raconter en quelques lignes.

Depuis que l’être humain est sur terre, il a dû se battre pour survivre, faire sa place et prouver son existence, que ce soit face aux autres espèces ou contre ses semblables.

Il a donc dû créer des moyens de défense multiples, que ce soit à mains nues et ensuite il a inventé les armes lorsqu’ il a été à nouveau confronté à une nouvelle méthode d’agression.

C’est pour cette raison que l’on retrouve diverses méthodes de défense suivant les peuples qui peuvent parfois se ressembler.

Les pays d’Asie, et plus particulièrement le Japon occupe une place très importante dans ce domaine, que ce soit pour la qualité et la richesse des techniques guerrières, stylés, perfectionnées et imprégnées de concepts philosophiques.

Il a su perpétuer la survie des divers arts martiaux traditionnels, élevant le niveau de techniques et méthodes de combat avec un but éducationnel et impliquant l’idéal humain .

Le nombre d’arts martiaux japonais est extrêmement varié, présentant ainsi multitude de techniques et méthodes de combat avec armes que des techniques et méthodes de combat à mains nues.

C’est donc dans cette catégorie qu’entrent l’Aiki-jutsu, le Ju-jutsu et le Karaté-jutsu qui se sont ainsi développés depuis la nuit des temps.

Le ju-jutsu et l’Aiki-jutsu sont donc nés au Japon, destinés à servir sur les lieux de bataille, réservés aux guerriers où ils devaient parfois combattre sans armes. Il existe de nombreuses techniques similaires entre ces deux méthodes de combat.

La différence entre le ju-jutsu et l’Aiki-jutsu consiste dans leurs origines. L’Aiki-jutsu étant consacré à l’élite de la classe des Samurais, il réside dans l’utilisation de la notion d’Aiki ( principe de l’harmonie totale).

La survie de l’Aiki-jutsu revint au sein de la famille Takeda qui a reçu comme mission de transmettre exclusivement les techniques de l’Aiki-jutsu et pour des raisons de prestige, Maître Takeda Sokaku nomma son école Aiki-jutsu Daito-Ryu (1898). Ce Daito-Ryu contient tout l’ancien Aiki-Jutsu des Samurais, perfectionné et enrichi. Il nous faut donc bien rendre à l’évidence, et encore de nos jours beaucoup d’enseignants s’ayant octroyé de haut grade se réfutent à l’admettre, ce Ryu est l’ancêtre de l’Aiki-jutsu moderne tel que nous le connaissons aujourd’hui.

ArmureLes armures étaient constitués de fines écaillents de fer réunies par des cordons de soie.

Ces armures étaient d’une extrème résistances tout en étant suffisament souples pour laisser le guerrier maître de ses mouvements. Elles se transportaient facilement dans une boite et pouvaient être réparer en remplaçant les lamelles abimées.

Les armures pouvaient s’enfiler sans aide et rapidement.


AIKI – JUTSU à L’AIKI – DO (HAUT)

O Sensei Morihei Ueshibe (1883-1969) fut le suivant à rassembler les anciennes techniques développées au Japon durant les siècles précédents, mais plus spécialement celles de l’Aiki-jutsu.

En 1915, une rencontre avec Sokaku Takeda de Daito Ryu, dont Maître Ueshiba saura tirer parti et comprit très vite que Sokaku Takeda pouvait lui apporter les réponses à ses recherches incessantes.

En 1922, Maître Ueshiba fut reconnu Menkyo Kaiden Shihan et autorisé à enseigner l’art sous le nom d’Aiki-jutsu. L’élève devient très vite son propre maître, et continua ses recherches techniques profondément animé par le sens mystique. C’est par cette voie spirituelle que sont le Bouddhisme et le shintoïsme, à laquelle Maître Ueshiba adhère, que naîtra par la suite l’Aikido.


L’AIKI JU-JUTSU ET LE TAI-JUTSU (HAUT)

Le Tai-jutsu fut longtemps appelé au Japon Koshi-No-Mawari :

Il remonte à la source de tous les temps auxquels la science des armes et des combats est capable de remonter, grâce aux traces qu’ont laissées les contes, les légendes des guerriers, les faits historiques contrôlés.

Il n’est pas question d’appeler méthode ces coups spéciaux qui n’étaient enseignés qu’oralement, de clan à clan, jamais par écrit .

Il est certain que le XXI siècle verra, comme la été le XX siècle, encore une nouvelle évolution sur des idéogrammes qui sont la représentation de l’idée japonaise, plus qu’une lecture grammaticale.

De ces bases fondamentales, des écoles innombrables se mirent à spécialiser certains coups, certaines techniques, qui prirent des noms différents.

Dès l’origine, chaque école de Koshi-No-Mawari voulut être la meilleure à posséder l’art complet de l’Atewaza (ou atémi-jutsu), technique pour toucher les points vitaux de l’organisme. D’autres prétendirent que l’Atémi était la base de toutes les techniques des Bushi (Hommes de guerre Samouraï). Pour d’autres encore, seul le Kumiu-Chi fut la mère des arts martiaux, car il divisa sa technique en assauts sportifs (Sumo) et consacra le Tai-jutsu pour la guerre.

Plus tard, le Tai-jutsu forma à son tour une douzaine d’écoles qui furent autant de spécialisations.

Le Kogusocku prit d’abord sous son nom puis sous celui d’Aiki ju-jutsu, l’étude de la lance, avec la lance et l’épée comme complément.

Puis chaque école prit seulement un art comme enseignement fondamental. Le Tai-jutsu se fit appeler Hakuda-Yawara-ju-jutsu-Torite-Kempo selon l’école qui se fonda et la gamme des spécialisations qu’il chercha à obtenir pour un maximum de rendement. Ce ne sont pas les techniques et les noms qui manquèrent.

Comme pour les arts en général, il n’est pas possible d’atteindre la perfection dans toutes les branches. Un chanteur est rarement un soliste d’instrument, mais il a besoin de l’accompagnement de ces instruments pour donner le maximum de ses propres qualités musicales.

L’Aiki ju-jutsu est par lui-même complet. Il connaît au pays des cerisiers un engouement particulièrement prospère, mais cela n’est vrai que pour le Japon, pays où la patience est la première qualité exigée pour devenir un véritable expert. En Occident, les nécessités de la vie moderne poussent les adeptes à étudier une technique rapide, quitte à revenir à l’art proprement dit, lorsque le gros appétit est dépassé par celui de la dégustation.

Ce n’est que lorsque le pratiquant est assez évolué pour admettre l’efficacité, qu’il cherche en vint le fignolage du beau mouvement sans esprit de compétition.

C’est pourquoi l’Aki ju-jutsu reste cette technique tant recherchée par ces pratiquants. Tandis que le Tai-jutsu de l’Aiki ju-jutsu est le bélier qui ouvre les portes avec le désir de savoir si derrière ces portes le chemin est intéressant à parcourir. Rares sont ceux qui, ayant mis leur espérance à posséder la force du Tai-jutsu ne restent pas prisonniers de la subtilité de cet art merveilleux qu’est l’Aiki ju-jutsu. Voilà pourquoi l’Aiki ju-jutsu utilise de suite le tai-jutsu, car sa gamme de défense attire plus rapidement par la progression constante.

Le Tai-jutsu de l’Aiki ju-jutsu fait qu’en cas d’agression il obtient cette vie immédiate et efficace que le Samouraï mettait en action face au danger.

Pourtant la courtoisie, la souplesse, la technique pure, la beauté du geste sont plus importantes que l’efficacité à obtenir à tout prix.Armure


LE JU-JUTSU MODERNE AU JAPON (HAUT)

Le Dai Nippon Butokukai, organisme national destiné à assurer au Japon moderne la survie des disciplines martiales fut créé après 1895. C’est donc dans chaque discipline que seront désignés les meilleurs experts pour enseigner. Seront surtout concernés, le judo et l’Aikido.

Cet organisme est le tournant vers un changement de climat au sein des arts martiaux et plus favorable au retour des choses anciennes, comme le ju-jutsu. Devant le succès du Judo et l’Aikido les anciens systèmes du ju-jutsu vont renaître.

Ces experts chercheront à se définir, d’autres accentueront l’un ou l’autre de ces aspects selon la demande et le goût du jour car bien le problème pour beau nombre d’entre eux est de se faire connaître dans un monde qui n’accorde d’attention qu’aux grands.

De nos jours, le Japon voit renaître quantité de petits dojos, très souvent inconnus avec seulement quelques pratiquants où le maître enseigne telle ou telle technique traditionnelle. Parfois vraies, certaines techniques en valent une autre, souvent difficile de s’y reconnaître, réelle tradition, système personnel ou charlatanisme !! Chacun doit y faire sa propre opinion.

A l’aube de la mort de Morihei Ueshiba, ses disciples se séparèrent avec aujourd’hui pour beaucoup d’entre eux, l’Aikido est redevenu un Aiki-jutsu ,dont ci-dessous les plus courants :

– Kishomaru Ueshiba, fils du fondateur qui poursuit dans la même ligne que feu Mâitre Ueshida.

– Gozo Shioda, qui a ondé le yoshinkan, qui enseigne le yoshin-aikido techniquement très proche de l’Aiki-jutsu.

– Minoru Mochizuki, qui crée le Yoseikan un Aiki très près des formes anciennes de combats.

D’autres anciens pratiquants de Maître Ueshiba propagent actuellement un Aiki à tendance dure, s’accentuant sur l’utilité défensive qui de ce fait sont des survivants directs des anciennes formes d’Aiki-jutsu.

D’autres formes plus ou moins semblable de l’ancien ju-jutsu reprennent vie complétant une volonté plus ou moins générale de retour aux sources par-delà les transformations au fil des siècles que cet art a subi sous la vague moderniste du début de ce siècle.

Dans ces derniers on retrouve surtout :

Daito-ryu-aiki-ju-jutsu, toujours enseigné aujourd’hui sous la direction de Takeda tokimune

Hakko-ryu-ju-jutsu, qui se développe de plus en plus au Japon, U.S.A., Canada et en Europe et une très forte progression ces dernières années en France et en Belgique, dont le créateur est Maître Ryuho Okuyama (1902 – 1987).

– Le Shorinji-kempo regroupant les techniques de projection et de luxation, de contrôle et de coups frappés.

M. Okuyama Maître Okuyama Ryuho, fondateur de l’école Hakko-Ryu en 1941, né à Hokkaido en 1902 décédé en 1987, transmit la tradition des maîtres du Budo Japonais faisant découvrir l’homme à travers le combat et les sciences humaines.

Il se caractérise par une recherche souple, intelligente et efficace, disposant de modes d’expression riches et variés et de formes de pratique diversifiées.

Quoi qu’il en soit, le Ju-jutsu remonte à la nuit des temps, il est le plus ancien et comme vous l’aurez compris est à l’origine de beaux nombres de styles d’ arts martiaux.

Il s’est enrichi durant toutes ces années que ce soit dans sa forme ou son contenu, devenant pour certains un art à part entière et un moyen de défense pour d’autres.